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18.05.2008
Mexique - Le volcan qui dort (Noé)

Cette photo c'est moi qui l'ai prise. Normale qu'elle soit belle Clémence...

Il y avait 30 chambres mais on était les seuls, dans le resto aussi, c'est bien comme ça on a pas besoin d'attendre.

On est allé se balader sur une colline. Pour y aller, il fallait traverser le village


Des petites vierges regardaient passer un ange ?
Je fais un peu la cloche mais attention aux dents.
Une heure de marche avec des petites poses sous les sapins

et on dirait qu'on arrive au bout du monde où l'on voit que la terre est ronde. On avait une belle vue sur le lac.

et sur les terres

Cette colline est un ancien volcan et pour arriver du tout en haut du tout en haut il y avait encore des centaines de marches.

Oui mais combien exactement. On vous le dira en haut... la fin est dure

Ca y est on ne pas pas aller plus haut. Pour les marches, il y en a 420 mais on vérifiera à la descente.
Un petit coup d'ombre ne fait pas de mal.

Un petit calin non plus ( c'est le même calin qu'il y a 10 mois à Madagascar, on peut voir presque la même photo dans l'article : "l'arbre tout seul" )

J'ai essayé de donner un sucre à un chien la peau sur les os mais il l'a même pas pris et il est parti en courant. J'ai pas la rage !

On redescend et on peut vous dire qu'on a fait une petite erreur de 2 marches, il y en a c'est sûr : 418

C'est la fin de l'après midi, on retourne au village
Un petit arrêt chez le coiffeur sur la route

pour une petite coupe Mexicaine ( après l'afrique du sud et la thailande )

Un petit arrêt vitamice C avec des mangues super bonnes
Un petit arrêt apéritif

pour des bons tacos maison sans piquant ou juste un peu

Le lendemain, on reprend le bus pour une promenade sur un autre volcan oui mais pas à pieds, pour la première fois de ma vie à cheval.

Ce qui était génial c'est qu'on pouvait le diriger nous même !

On a traversé le village. Mon cheval s'appelait Palomo. Il était très gentil.

Puis après, le sol c'était de la poussière de lave

puis des cailloux en arrivant plus près du volcan. C'est ici qu'on découvre un village complètement recouvert de lave. Il n'y a que l'église qui a résisté au volcan. On peut dejà voir son clocher ici en tout petit.

L'histoire de ce village, c'est Loulou qui en parle bien avec sa réponse à un jeu que l'on a fait il y a pas longtemps :
C'était en février 1943, près du village de San Juan, dans la province centrale du Michoacán qui est une zone très montagneuse. Un matin, un modeste paysan qui labourait son champ, Dionisio Pulido, eut soudain un drôle de sensation. Il se passait quelque chose d'étrange au milieu de son champ de maïs... Il lui fallut un peu de temps pour se rendre compte qu'une petite butte s'était formée là, sans crier gare. Mais, de jour en jour, la butte enflait, enflait, au point de former, neuf mois plus tard, une montagne de 460 mètres de haut! Les mexicains assistaient à la naissance en direct du volcan. L'histoire se propagea rapidement et les vulcanologues alertés redoutèrent le pire... qui finit bien par arriver. Le 7 juillet 1944 le sommet du cône volcanique explosa violemment projetant des cendres à des kilomètres à la ronde. Une coulée de lave dévala les pentes du monstre pour se diriger vers le pauvre village de San Juan qui heureusement avait été évacué à temps par les autorités. La lave fluide et brûlante submergea toutes les demeures mais seule l'église résista à ses assauts. On parla alors d'un miracle... que l'on peut toujours aller contempler. Le Paricutin restera en éruption jusqu'au 4 mars 1952 ne faisant aucune victime. Les gens du pays continuent encore aujourd'hui à venir fleurir l'église.
La végétation est revenue longtemps après
On est descendu des chevaux pour aller voir l'église de près. En fait, elle est toujours là parcequ'elle était le monument le plus haut du village.

J'avais jamais vu un décor comme ça avant.
Et là, je ne suis jamais allé non plus

Ici on voit le volcan qui est à 8 km

On a même essayé de rentrer

mais la lave était rentrée partout car quand elle est chaude elle était liquide.

Là sur un église normale je serais très haut
Pas grand monde sauf nous pour la messe...mais on peut attendre longtemps

Dans le ciel, comme dans les film, on voyait des corbeaux

Ca c'est l'autre bout de l'église. Il y a des gens qui ont fait un petit présentoir de jésus avec des fleurs autour

Au milieu de la lave, un croix qui traine

Un panneau aussi qui dit que si le volcan n'a pas détruit l'église, ce sont les hommes qui sont entrain de la détruire...

car ils ne font pas attention et jette leurs déchets n'importe où. Avec Camille, on a pris un plastique et on a ramassé ce qu'on pouvait. Beaucoup de bouteilles.

Retour en dada.

Pour tous les trois, c'était la première fois le dada en vrai et c'était au Mexique.

Un petit peu de roquaille ( vous trouvez pas qu'on dirait des vrais cavaliers qui font ça depuis longtemps ! )
On retourne à la place du village

avec son église décorée

On dit au revoir à nos chevaux
et moi à mon copain mexicain

une dernière photo de toute l'équipe

on a pas vu la route du retour dans le bus et Clémence elle a bavé sur ma jambe...

On s'est arrêté au terminal des bus 1 h après. On a retraversé le village pour rentrer à l'hôtel avec une petite pause statue obligatoire

la lumière était belle

on s'est assis pour regarder la fin de la journée

un vieux Mexicain regardait une peinture sur un mur...
pendant que la lune était sortie de la gargouille...

NB : Le lendemain, nos fesses ( surtout celles de Clém ) se souvenaient des 4 heures de ballade... et le lendemain du lendemain aussi...
05:48 Publié dans M) Mexique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.05.2008
Mexique - Chez Bernardo (Cam,Clém,Noé)
Bernardo est un copain de Papa. Il est très gentil. Ils se connaissent depuis 20 ans. Il nous accueille à Soria. Bernardo est français. C'est son grand père qui est venu au Mexique en venant de Barcelonette (en France) au début du siècle dernier
On rentre chez lui par une grande porte verte après avoir traversé un village
On arrive alors sur une grande allée au milieu de pleins d'arbres aussi grand qu'un parc.
On découvre derrière les feuilles une maison.
Ce n'est pas qu'une maison mais un très jolie hacienda très bien préservée comme à l'origine.
Voici la porte principale. C'est par là que les chevaux rentraient il y a longtemps.
L'hacienda forme un carré avec au milieu un patio. Au centre c'est ouvert sur le ciel
Bernardo a très joliment décoré sa demeure.
L'hacienda est splendide jusqu'au moindre détail.
La maison est composée de différentes pièces.
Une des entrées
La cuisine
La salle à manger
Une partie du salon
et une des chambres où nous avons dormi
avec sa salle de bain.
C'est l'une des plus belles maisons où nous avons pu dormir. Bernardo a même eu un prix de l'hacienda la mieux préservée !
Autour de l'hacienda, c'était tout aussi joli avec de grandes allées
Beaucoup d'arbres fruitiers
Des avocatiers
Des bougainvilliers qui dégoulinent comme de la confiture
Des orangers, clémentine & pamplemousse
Des bassins et des fontaines
et des fleurs
et même une vache et des poules mais plus de lapins.
et puis une énorme piscine rien que pour nous !
C'est sur l'herbe juste à coté que Bernard nous a apprit à jouer au tarot. ( difficile mais intelligent ce jeu )
Vu de haut, le jardin il ressemble à ça avec son réservoir d'eau, un vrai parc !
Le 3 mai, c'était l'anniversaire de Clémence. Au déjeuner, elle a eu la surprise d'un gros colis et de plein de lettres de France.
Elle dit encore Merci à tous ceux qui ont pensé à elle par courrier ou par mail !
Avec la Maman de Bernardo, Camille et Noé, nous sommes allés acheter en secret une pignata.
C'est une tradition mexicaine pour les anniversaires des enfants.
C'est une figurine en papier maché dans laquelle on verse dans le corps plein de bonbons et des friandises.
On accroche la pignata à une corde et on la pend à une branche.
On bande les yeux de Clémence. On lui fait faire trois tour et avec son bâton, elle doit taper sur la pignata pour essayer de la casser et faire tomber les bonbons.
Celui qui tient la corde s'amuse à la faire monter et descendre.
Camille a aussi essayé
Noé aussi très fort
et même Mamam
et Bernard qui ne l'avait pas fait depuis 40 ans !
mais c'est Clémence qui a réussi à faire tomber les bonbons
y'avait plus qu'a ramasser les friandises
Ouf, la pignata c'est du sport !
Le soir c'était plus calme pour souffler les bougies
Ce qui est très particulier à Soria c'est que juste à coté de la maison et même dans le parc il y a une usine et tout autour de l'usine, derrière les murs, un village de 200 maisons où presque tous travaillent pour l'usine. De haut, on peut voir ça. Avant, on pouvait voir ça. Ca n'a pas beaucoup changé sauf les arbres. Bernardo en a planté plein
Le village a son église, ses écoles.
ses fontaines, ses bancs et ses ruelles et ses vieux qui font la sieste
On est allé se balader près du chemin de fer
où l'on voit les murs de l'usine avec des petits miradors qui servaient à surveiller l'extérieur pendant les batailles de la révolution dans les années 1910
C'est vrai que d'ici on voit loin
Avant, le train pouvait même rentrer dans l'usine par cette porte. On dirait presque un chateau fort
Bernardo nous a fait visiter l'usine. Papa a bien pensé à son Papa, notre Papito car ça lui rappelait son métier dans le textile.
Il fabrique ici du tissu à partir de la laine qui arrive d'Australie dans des balles.
On se souvient que dans l'entrepôt de Papito, il y avait les mêmes.
La laine est déjà lavée. Elle est en mêches. Cette mêche rentre dans une machine
qui par frottement se transforme en grosses bobines de gros fils.
Cette bobine repasse dans une machine pour faire du fils plus fin sur des petits cônes.
Puis ensuite ces petits cônes sont rassemblés à plusieurs pour n'en former qu'une seule. Cette salle s'appelait la filature. Papa expliquait qu'il y en avait des dizaines et des dizaines comme celle là dans le nord de la France.
Les fils peuvent avoir différentes grosseurs. Par exemple, sur ce cône, c'est du 1/85.
Le 1 veut dire qu'il y a qu'un seul fils et le 85 veut dire qu'il faut 85 mètres de fils pour faire 1 gramme. Le1/85 est un fil très fin.
C'est à partir de ces fils que l'on fabrique le tissus.
Mais avant on doit mettre ces fils sur un gros cylindre à l'aide d'un ourdissoir
puis on les passe dans des peignes
et enfin on peut le tisser sur un métier à tisser.
La lisière est brodée la composition du tissus et son origine. Ici un polyester / laine. ( le polyester est une fibre artificielle, la laine naturelle animalière )
Ici c'est du 100% laine. Un tissu très fin et très souple fabriqué avec du fil très fin.
Voici un métier à tisser en marche
Pour donner la couleur aux tissus on les teints. 3 possibilités
On peut teindre les bobines de fils dans des grandes cuves
les rouleaux de tissus écrus directement ou bien la laine.
Il faut trois mois pour fabriquer un tissus. Bernardo nous montre la salle avec des tissus finis
Ici, c'est des pièces emballées
Parfois ils trouvent dans les balles de laine des petites bestioles sympathique du style d'une migale qui avait piqué l'ouvrier qui n'est pas mort mais qui a eu très mal. des petites chauves souris...ou dans l'usine, un chat un peu séché... ( pierrette ? )
On s'est même pesé sur une balance comme celle de Papito !
On a vu des vieilles machines comme programmeurs de métier à tisser sur cartes perforées
et des salles de vieilles machines qui fonctionnaient autrefois avec des courrois
Sur les murs, il y avait les moules des pièces de ces machines
L'usine fait attention au re traitement de l'eau. Toutes les eaux usées et salies sont nettoyées dans ces bassins
Même la chaudière était énorme comme celle d'un paquebot.
C'est d'ici que tous les matins retentis la sirène à vapeur 3 fois entre 7h et 7h30 pour appeler les ouvriers au travail. Nous on ne l'a jamais entendu. Papa si, un matin où l'on entendait les petits oiseaux...
On a même pu grimper sur les toits
De là haut, on pouvait voir les reste d'un moulin et la cheminée de l'usine qui fumait
et l'architecture de l'usine
C'était l'heure de la fin de journée pour certain ouvrier
On voyait leur ombre de loin, tout au bout des allées
La vierge de la Guadaloupe qui est ici comme la reine du Mexique veille sur eux au dessus de la sortie de secours
C'était très intéressant d'apprendre tout ça en vrai et merci Bernardo d'avoir été notre guide et notre professeur de science du tissus.
Merci de nous avoir accueilli chez toi, dans ce très très joli endroit...
Merci à ta Maman pour sa gentillesse, pour nous avoir appris des jeux de carte...
Merci à ton Papa pour n'avoir rien compris aux tours de magie qu'on lui a fait...
On se souviendra longtemps de vous et du décor de Soria...et de cette longue allée sous les arbres où l'on faisait du vélo... et où l'on promenait les chiens...
Note complémentaire du Dad
Oh oui se fût un bel endroit comme sans doute identique à nulle par ailleurs...
Durant un après midi entier, j'ai flâné en solitaire entre les murs de cette usine singulière.
J'y ai perçu l'odeur de la matière, le rythme des métiers, la mèche qui s'étire, le fils qui se tend, le manège du tissu que l'on dosse, toutes ces impressions qui m'ont été un jour familières...
J'y ai perçu aussi un savoir faire extraordinaire, plus que centenaire et voulais témoigner de toute ma considération envers Bernardo et sa famille...
Je n'ai pu m'empêcher de penser à mon père pour qui cet univers a été son existence et à tous ceux qui de près ou de loin, à Lille-Roubaix-Tourcoing ont oeuvré à ce noble art que fût celui de la matière première textile...
En guise d'hommage éphémère, quelques images d'un autre continent qui étaient les nôtres il y a encore peu de temps...
05:58 Publié dans M) Mexique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Réponse Jeux Photo°8 - C'est pour qui la carte postale ?
Pour gagner la carte postale de nous 3, cette fois il fallait répondre à une énigme :
Cette église a connu il y a quelques années un évènement spécial après lequel elle n'a jamais plus connu de messe.
Qui nous racontera le mieux son histoire ?
Bravo François, c'est toi le plus rapide :
c'est l'église de san juan parangaricutiro dont le village a été ensevelie par une coulée de lave en 1943 seule l'église est restée debout
c'est pour cela qu'il n'y a plus de messe
mais bravo aussi Loulou pour tous les détails, elle a fait un article à elle toute seule :
héhé...je pense que ce sont les ruines de l'église de San Juan Parangaricutiro ensevelies sous une coulée de lave du volcan Paricutin!
C'était en février 1943, près du village de San Juan, dans la province centrale du Michoacán qui est une zone très montagneuse. Un matin, un modeste paysan qui labourait son champ, Dionisio Pulido, eut soudain un drôle de sensation. Il se passait quelque chose d'étrange au milieu de son champ de maïs... Il lui fallut un peu de temps pour se rendre compte qu'une petite butte s'était formée là, sans crier gare. Mais, de jour en jour, la butte enflait, enflait, au point de former, neuf mois plus tard, une montagne de 460 mètres de haut! Les mexicains assistaient à la naissance en direct du volcan. L'histoire se propagea rapidement et les vulcanologues alertés redoutèrent le pire... qui finit bien par arriver. Le 7 juillet 1944 le sommet du cône volcanique explosa violemment projetant des cendres à des kilomètres à la ronde. Une coulée de lave dévala les pentes du monstre pour se diriger vers le pauvre village de San Juan qui heureusement avait été évacué à temps par les autorités. La lave fluide et brûlante submergea toutes les demeures mais seule l'église résista à ses assauts. On parla alors d'un miracle... que l'on peut toujours aller contempler. Le Paricutin restera en éruption jusqu'au 4 mars 1952 ne faisant aucune victime. Les gens du pays continuent encore aujourd'hui à venir fleurir l'église.
On a décidé que ce sera une carte postale à chacun et on vous racontera comment on l'a découvert dans un article...
01:49 Publié dans O) Jeu photo | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note














































































































