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21.01.2008
Cambodge - Khmers rouge sang (Camille)
La Cambodge a connu la guerre comme beaucoup de pays dans cette partie de l'Asie.
Sauf qu'ici, il y a eu en plus une guerre civile entre Cambodgiens ( khmers ).
En 1975, c'est le camps des Khmers rouge qui a gagné et qui est arrivé au pouvoir.
Au mois d'avril de cette année 1975, ils sont arrivés dans la capitale. Les gens les ont bien accueilli content que la guerre soit finie.
Sauf que ça n'a pas durée longtemps et que très vite les Khmers rouge se sont montrés très agressifs. En 48 heures, ils ont vidé Phnom Penh de tous ses habitants, 2 millions de personnes. Tout le monde devait retourner travailler à la campagne pour cultiver le riz ou faire des travaux des champs.
Les Khmers rouge interdisaient tout les produits qui venaient de l'étranger, les montres et tout les instruments mécaniques, ceux qui parlaient une langue étrangères, qui portaient des lunettes, qui avaient les cheveux longs...
Il y a eu beaucoup de morts pendant la période des Khmers rouge à cause des conditions de vie et de la famine mais aussi parce que ces Khmers ont tué beaucoup d'autres Khmers.
A Phnom Penh, se trouve un lycée. Il ressemblait à beaucoup de lycée sauf que celui là a été utilisé par les Khmers rouges à partir de 1975 comme prison. Son nom Tuol Sleng ou S21.
Le lycée était entouré de grillage avec barbelés derrières des murs de tôles.
Il est aujourd'hui transformé en musé du génocide.
Ce n'était pas qu'une prison mais aussi un centre de torture.
Dans une classe, il y avait des portraits de Khmers avec la photo lorsqu'ils étaient très jeunes Khmers rouge et celle actuelle. Ces photos étaient abimées par des visiteurs.
Dans une autre classe, des têtes de mort étaient exposées des corps qu'on avait déterrés. Presque toutes ses têtes avaient un trou d'impact de balle ou étaient fracassés.
On montait des escaliers d'école mais ce n'était plus une école.
En haut, dans une autre classe, on pouvait voir des tableaux d'un ancien prisonnier qui représentaient des scènes de tortures.
Dans un autre bâtiment l'extérieur était grillagé de fil de barbelé pour que les prisonniers ne se suicident pas.
C'était le bâtiment des cellules.
Tous les murs des classes étaient percés pour pouvoir passer d'une pièce à l'autre sans sortir.
Les cellules étaient en brique pour les hommes et en bois pour les femmes.
Elles étaient très étroites
Dedans seulement pendant une minute j'étais contente de sortir.
Dans la cour, sont enterrés les 14 derniers prisonniers que les Khmers rouges ont tué avant que la prison soit libérée en 1978.
Pendant trois ans, c'est 16000 personnes qui sont passés par ici pour 7 survivants.
Dans une autre partie, il reste les lits sur lesquels les prisonniers étaient attachés et torturés. Au mur, une photo horrible.
Dehors il y a le règlement. Sur le point n°6, on peut lire quelque chose d'incroyable
Dans la cour, il reste le portique qui servait au sport des lycéens. Mais les Khmers rouges l'utilisaient comme torture pour pendre les prisonniers par les pieds lesmains attachées dans le dos et les plonger la tête dans l'eau avec un mélange de désherbant.
Dans les dernières classes étaient exposées des centaines de photos d'identité de chaque prisonnier qui était passé dans cette prison.
Il y avait des photos d'hommes et de femmes de tous les âges, même des enfants et des bébés.
Dans leur yeux, il n'y avait plus que de la peur qui me faisait peur.
Dans un coin, à coté des barres de fer qui attachaient les prisonniers,
il y avait la tête en pierre des dirigeants Khmers Rouges. Ils étaient enfermés dans une cage mais ce n'était que leur statue...
Les hommes ont des coeurs. Ceux qui on fait tant de souffrances n'étaient pas des hommes.
10:05 Publié dans H) Cambodge | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.01.2008
Cambodge - Phnom Penh vue d'en haut (Noé)
Phnom Penh est la capitale du Cambodge.
Ici il n'y a pas encore de gratte ciel mais on peut voir des temples.
Il y a des vieux quartiers mais aussi des beaux bâtiments comme la poste ou le marché central avec son dôme le 4 ième plus grand du monde.
et des larges avenues
De la fenêtre de notre hôtel on pouvait voir la rue.
Je me suis amusé à prendre des photos des gens de hauts.
Il y avait
des mobylettes à tissus
des mobylettes mitraillettes
des pousses-pousses cane à sucre
des têtes de crêpes
des hommes oranges
des têtes de baguettes
des vélos balais
des mobylettes ventilo
des chariots noix de coco
des tuck tuck couchettes
des têtes de patates douces
des mobylettes guitare
des pousses-pousses boites en plastique
des mobylettes à herbes
des pousses-pousses bananes frits
des camions sacs poubelles
des vélos loterie
des pousses-pousses bébé
des vélos restau
des porteurs biscuits
des écolières
des écoliers
des vitrines canne à sucre
des vélos mais
des porteurs balais
des pousses-pousses barbecue
des chariots recyclés
des chariots allongés
et des pousses-pousses chaussettes de foot
Dans notre rue, il y a eu un jour aussi un mariage
Ils ont installé un grand chapiteau
et à cause de ces deux là,
à 5h du matin on a été réveillé par la musique à fond.
Lui, ça là bien fait rigoler...
09:30 Publié dans H) Cambodge | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.01.2008
Cambodge - Angkor by day (Clémence)
On a pris une petite route
où il n'y avait pas trop de monde
Après 8 km, on a retrouvé l'ombre d'Angkor Wat, le temple principal.
( pour ceux qui ne l'ont pas lu, je donne les explications su site d'Angkor dans l'article d'avant appelé Angkor by nignt )
On rentrait dans des galerie
après avoir salué un bouddha en lui faisant l'offrande d'un encens.
Les murs sont sculptés très finement.
Ici des danseuses qui ressemblaient un peu à celles de Bali.
On rentre sur la passerelle qui nous amène au site.
Sur le chapeau de Noé, on pouvait voir le drapeau du Cambodge avec derrière le Wat en vrai.
Les tours s'approchent.
C'est à l'intérieur de ces temples que se trouvent les plus beaux bas reliefs .
Sur des centaines de mètres, ( 800 exactement ) les murs sont aussi sculptés de scènes de la vie de l'époque des rois.
Souvent la guerre avec les chars, les hommes
mais aussi des batailles avec chevaux et les éléphants
On retrouve aussi des scènes plus calme comme le paradis et l'enfer
Même les plafonds sont décorés et sculptés
Pour les bas reliefs, on a suivi deux dames française qui avaient un guide francophone. On a demandé si on pouvait écouter les explications. Elles ont dit oui, c'était très intéressant.
Ici nous sommes dans le coeur du temple.
On marche dans des couloirs avec des bouddhas sans tête qui sont là comme des fantômes.
Il y a eu beaucoup de pillages et de voleurs dans l'histoire d'Angkor comme pour les pyramide en Egypte quand elles ont été découvertes. Comme les sclupturs complêtes c'étaient tro lourds, ils cassaient les têtes.
Par la fenêtre, je pouvais voir de tout près les célèbres tours d'Angkor Wat.
Au hasard, on croisait des bouddhas
et des offrandes.
J'ai croisé un singe.
Il surveillait les bas reliefs ?
Les détails des sculptures est minutieux.
Il y a un problème avec les visiteurs comme ceux qui grimpaient sur le temple hier, les gens touchent les sculptures et des gens il y en a beaucoup tous les jours. La pierre s'use et si tout le monde fait ça il ne restera plus rien des reliefs que des murs usés comme à de nombreux endroit déjà. Déjà, ils mettent des barrière à des endroits. Bientôt il y aura des vitres à cause d'eux ?
Avec Camille et Noé, nous nous sommes assis dans un coin que l'on trouvait joli. On avait pris nos carnets de dessins et on a reproduit des bas reliefs.
J'avais choisi une danseuse
Nous avons quitté Angkor Wat avant que tous les bus des japonais arrivaient et qu'on ne puissent plus sortir...
On a croisé des mariés et des groupes qui venaient faire des photos...
On se retourne une dernière fois sur le temple qui se reflète dans l'eau
et nous sortons pour sans faire de bruit, reprendre nos vélos.
Une petite fille qui parlait Français et plein d'autres langues voulait nous vendre des cartes postales et des bracelets. Elle était très gentille. On a acheté un paquets de 10 et une bouteille d'eau à sa mère.
Direction, le temple de Ta Prohm à plusieurs kilomètres. Heureusement c'est plat. On croise des vélos chargés et colorés.
Une pause en route avec un pique nique qu'on avait préparé au petit déjeuner dans des sacs plastiques.
Bonjour à des petites filles qui nous disaient bonjour.
Nous arrivons à l'entrée du temple qui celui là est restait recouvert par la jungle.
C'est très impressionnant de voir ces énormes arbres qui ont fait prisonniers les pierres avec leur racine.
On aurait dit que les racines dégoulinaient sur les pierres
ou alors qu'elles les avalaient
ou comme des lianes qui veulent les soulever
ou comme les doigts d'un géant
Du coup, le temple est en mauvais état mais il y a ici quelque chose de magique
Une dernière petite pose
avant de reprendre les vélos.
Direction, Angkor Thom avec le passage de portes hautes de 20 mètres décorées de trompes d'éléphants en pierre et au dessus 4 visages géants d'un Dieu.
Différentes terrasses dont celle des éléphants qui servait pour les cérémonie
et un Bayon où l'on peut revoir ces têtes géantes avec des expressions de visages différentes.
Il y en a 216 autour de 54 tours. Ceux que je préférais étaient ceux qui souriaient.
Ici aussi c'était mystérieux.
Des personnes en costumes traditionnels de l'époque
La fin de l'après midi approche. Il faut penser à remonter sur nos vélos.
après un petit coup de riz en bambou pour se donner des forces
On repasse par quelques temples,
d'autres portes
et une dernière fois devant Angkor Wat au couché du soleil.
C'était une très bonne journée de voyage avec plein d'images dans les yeux.
On a fait beaucoup de kilomètres à vélo, presque 50, mais on a vu tellement de merveilles que nos vélos avaient des ailes...
Bonne nuit,
encore...
11:35 Publié dans H) Cambodge | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14.01.2008
Cambodge - Angkor by night (Clémence)
Nous voici à Siem Reap.
Ici, nous avons fait quelque chose que nous n'avions pas fait depuis 6 mois : du vélo !
Nous avons découvert comme ça la ville
son marché bien sûr
ses (faux) éléphants
sa drole de circulation
et ses temples
Ici c'est un Gana, un serpent à sept têtes
dont le corps est porté par 26 'hommes. ( comme ça je suis un peu à l'ombre )
Sur les routes, on peut voir souvent des panneaux avec des dessins
Ils expliquent comme ça à ceux qui ne savent pas lire que les armes servaient à rien d'autre que faire le mal.
Siem reap c'est surtout la ville la plus proche des site d'Angkor, C'est l'une des merveilles du monde. Un ensemble de temples qui ont été construits à partir du 9 ième siècle jusqu'au 14 ième siècle par les rois qui se sont suivis.
Chaque roi a construit ses temples. Certain très grands comme des villes. Il y en avait plus de 70. Ces temples ont été oublié longtemps après la chute des derniers rois. La jungle les a recouvert et c'est seulement au 19 ième siècle qu'ils ont été redecouverts.
La première fois, nous y sommes allés un soir en Tuk tuk pour voir le coucher du soleil.
Un arrêt à la station essence
et nous arrivons sur le site.
Voici ce que nous avons vu la première fois.
C'était Angkor Vat, le plus grand et le plus beau. Ses tours sont même sur le drapeau du Cambodge. On l'a admirer de l'extérieur. On reviendra demain pour prendre son temps de le visiter.
Un peu plus loin, un autre temple en hauteur était à voir pour le coucher du soleil.
Pour y monter on pouvait même prendre un éléphant mais nous on a préféré les pieds.
Sauf qu'on a compris que pour le soleil, il était un peu trop tard. Nous on était 5 à monter et dans le sens de la descente c'était comme la sortie d'un spectacle de Christina, plein de monde.
On est arrivé en haut, il y avait plus de soleil mais le ciel était beau.
C'était bien finalement, il y avait plus beaucoup de monde sauf des gens qui ne savent pas lire.
Je pensais à tous ceux qui avaient construit ces temples.
avec tous ces détails
On est resté jusqu'à la nuit. On était les derniers.
L'ombre des tours ressemblaient à des découpages en papiers.
C'était magique. Le temple revenait dans le silence de l'oubli avec la jungle tout autour.
Les gardiens nous ont dit qu'on ne pouvait plus rester. On est redescendu dans le noir complet. On a croisé des musiciens à la bougie.
On est repassé devant Angkor Wat.
On te laisse dormir tranquille et on revient demain te voir tout près...
09:50 Publié dans H) Cambodge | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.01.2008
Cambodge - Baguette & Alain Delon (Noé)
Je dis au revoir à mes copains en espérant peut être les revoir pendant le voyage sinon c'est sûr en France.
C'est la première fois que l'on passe une frontière par la route sans avion.
Le poste de la Thaïlande est moderne.
Entre les deux frontières, il y a un bout de route à personne et à tout le monde. On a quitté la Thailande mais pas encore rentré au Cambodge. ( en anglais : c'est un no man land )
Après 500 mètres, un panneau indicateur STOP avec un pulvérisateur d'herbe ? Ils allaient nous asperger pour vérifier qu'on a pas de microbes ?
Voici le bureau de douane du Cambodge.
On doit présenter les passeports pour avoir un visa pour pouvoir rentrer et rester dans le pays 30 jours.
C'est long. Il y a beaucoup de papiers à remplir.
Je vérifie que j'ai bien le drapeau du pays sur mon chapeau. Ca va je peux rentrer.
Les douaniers sont cools. De temps en temps il tire sur sa ficelle pour laisser passer.
Ici on dirait qu'il est au garde à vous, mais non il regarde la télé. En Asie, il y a toujours une télé dans un coin qui marche.
On a maintenant les visas mais maintenant il faut aller au bureau d'à coté pour nous mettre les tampons.
C'est encore long. Il y a encore des papiers à remplir.
Papa discute avec des gens pour trouver une voiture pour nous conduire à la première ville à 100 km d'ici.
Il en a trouvé une mais le coffre est plein et on ne peut pas mettre nos valises.
Pas grave, il sorte le carton et le schotch sur le coffre.
Ca nous fait rigoler.
Un dernier coup de tampon et on a le droit de rentrer au Cambodge
C'est parti pour 3 h de piste à fond.
Ca me rappelait Madagascar avec plein de moyens de transports différents
des charrettes
des voitures toutes cassées qui roulent quand même
des vélos magasins de jouets
et toujours beaucoup de poussières, On l'appelle ici "la neige Cambodgienne"
Quand il double, c'est à l'aveuglette mais ils sont pas muets et klaxonnent tout le temps. J'espère que les gens d'en face ne sont pas sourds.
Ici si vous regardez bien il y a un vélo
On a trouvé la solution pour ne pas voir du tout
Ouf, nous sommes arrivés à l'hôtel.
On en a choisi un près du marché et sommes allés déjeuner dans une cantine chinoise.
Battabang est une grande ville, la deuxième du Cambodge. Au couché du soleil, on est allé sur le pont voir pas le Mékonk ( au début on croyait que c'était ça )mais après avoir regardé une carte c'est la rivière Sanger.
On a regardé le spectacle des gens qui passent sur le pont
Au bout du pont, un grand panneau avec une tour eiffel, l'arc de triomphe et le nom d'Alain Delon qui est ici une marque de cigarette.
C'était la fin de l'après midi, les écolières rentraient à la maison.
les bonzes au temple. On les a suivis
On a croisé des vieux souriants,
des porteurs de plateau avec rien dessus
des vendeurs de mais
une station service à essence
des cantines sur roues
des marchandes d'oeufs
Mais où sont passés nos bonzes ?
Pas loin, on a trouvé le temple.
Il était joli
bien sculpté tout doré
Un bonze faisait le ménage
Leurs tenues orange séchaient après la lessive
Dans un coin du temple, il y avait une école de bonze. Les filles sont allées voir.
Le professeur a discuté avec Maman et lui a demandé de faire un petit peu la classe. Une maîtresse même au bout du monde elle reste une maîtresse. Les bonzes avaient l'air content.
Un bonze est venu vers moi. Il parlait anglais d'où je venais, mon prénom et mon âge. Il m'a pris et ne m'a plus lâché.
Il y en avait un, puis deux, puis quatre
puis cinq
puis je sais pas combien. Il me tenais toujours comme si il croyait que j'allais tomber si il me lâchait.
Ils me touchaient tous, peut être que ça porte bonheur de toucher un petit bonhomme tout blanc ? Papa a demandé si je pouvais rester ici quelques mois pour touver la sagesse. Ils étaient d'accord. Mois pas tellement.
Ils étaient très gentils et rigolaient tout le temps sauf sur la dernière photo officielle.
Un dernier tour au marché pour acheter des fruits pour le bus demain
La France est restée longtemps dans ce pays. Ils ont laissé des choses comme la baguette.
Le matin on a eu droit à notre premier déjeuner français.
On prenait le bus pour très tô pour une autre ville Siem Reap près d'Angkor.
En plus des fruits on a acheté du riz cuit dans du bambou
On a attendu le départ du bus longtemps.
C'est pas grave parce que autour de nous c'est toujours le spectacle.































































































































































































































