
Voici notre hôtel 6 étoiles...
Quand on regardait bien le fond...
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Ce voyage est (entre autres ) de la faute d'un chêne, à l'ombre de ses bras feuillus, un après midi d'été...
Du haut de l'insolence de son espérance de vie, là où la nôtre ne se décompte qu'en décennies, il en a vu des moissons et des saisons, des batailles qu'aucun homme ne vivra jamais.
Sous son écorce d'éléphant, j'en venais à envier ses montées de sèves centenaires quand les pauvres mortels que nous sommes, endossent trop tôt leurs habits de jeunes vieux...
Lui est le roi de la flore des bois, des bosquets et des forêts, son trône est de racines, sa crosse de branches et sa couronne de sèves. A part l'homme et la foudre, il ne craint rien ni personne. Pour un bout d'éternité, il est indétronable.
Oui mais...son destin est lié à sa terre nourricière. Il en tire sa force mais le condamne par la même à une existence sédentaire.
Les vents ont beau faire, immiscer des valses dans ses feuillages, disperser ses graines de vie, rien n'y fait, il reste figé sur ses racines de pieds, inexorablement des siècles durant.
C'est là sans doute, l'unique pendant qui est nôtre à nous humains : notre capacité de percevoir au delà des plaines, ici dans l'instant, ailleurs demain.
Je prenais conscience que si le temps nous était compté, nous possédions un extraordinaire don de consolation : le pouvoir de courir les horizons, ce qu'aucun chêne aussi vieux soit il ne vivra jamais.
Au final équitable, je devais reconnaître que la nature était bien faite.
Je quittais l'ombre pour le soleil me promettant de ne jamais cesser de parcourir la face cachée des collines.
C'était il y a longtemps, c'était hier, ce sera demain...
Il fait tellement chaud qu'on se baigne très souvent même si il y a trop de monde...
Sous nos pieds, on sent beaucoup de coquillages et parfois remonte à la surface des...
C'est une espèce mexicaine qui creuse le sable comme une taupe...
et qui glisse comme un serpent...
non en fait c'est pas vrai, c'est un vrai requin qui a eu un petit problème et qui cherche son corps dans la mer...
avec des petites rangées de dents bien pointues
dommage qu'il sentait le poisson, sinon je l'aurais bien ramené dans ma valise pour mettre au dessus de mon lit en france...
Après cette découverte, on a moins vu Clémence dans l'eau...
Grégorio habite un village nommé Tixkokob , capitale mondiale de la fabrication de hamac et de la sieste qui va avec.
Grégorio a largement dépassé la cinquantaine et compte 7 enfants et 7 petits enfants.
Il "monte" tous les jours dans la grande ville de Mérida à 28 km de là pour vendre ses hamacs dans le centre historique.
Tous les jours ou presque car les hamacs de Grégorio sont tissés aux fils de la sagesse et lorsqu'il estime la veille avoir vendu un nombre suffisant de pièces pour subvenir à ses besoins, on ne le revoit pas le lendemain...
Ce jour là, il était 17 h et dans la bonne humeur il exécutait, sous les arbres de la place, une démonstration maîtrisée de pliage/ re-pliage d'un hamac multicolor à deux jeunes filles intéressées.
Affaire conclue.
Tout sourire, Grégorio s'empresse de retourner chez lui, ses hamacs sous le bras.
Sans doute aurait-il pu en fournir 2 ou 3 de plus mais ce soir là au village il y avait corrida à 18 h...
On ne le verra pas le lendemain, ni le jour d'après...
Le "toujours plus" ne pèse pas lourd face à son "suffisamment assez"
Grégorio se plaît dans son commerce équitable à lui, mettre à profit le temps de vivre...
Pour notre part, nous avons quitté Mérida et ses 40° à l'ombre pour Celestum, petit village de pécheurs désert où il fait tout aussi chaud, mais où la lumière splendide et la piscine grandiose couleur émeraude nous font des journées moins pénibles ...
Dans notre chambre sur la plage, on a tendu un hamac, un de ceux de Grégorio dans lequel souvent l'on se prélasse en guise d'hommage...
La couleur du drapeau ce jour là sur la plage ?
Bleu, blanc, vert...